dimanche 25 juin 2017

En route vers Donetsk !

Dans un article précédent la venue d'élus français dans le Donbass avaient été annoncée. Ils sont aujourd'hui sur la route entre Moscou et Donetsk tandis que leur initiative commence à faire des vagues sur les réseaux sociaux...

Moscou
Les élus de Provence, Hubert Fayard, Christiane Pujol et Christian Borelli, avec Marc Pujol après un transit à Moscou s'embarquent aujourd'hui vers Donetsk via Rostov sur le Don, la ville régionale russe frontalière au Donbass.

Dans la capitale moscovite  la délégation française a eu l'occasion et le privilège de rencontrer des acteurs de la vie politique russe, parmi lesquels Natalia Poklonskaya, députée de Crimée à la Douma, et Daria Sharova, secrétaire internationale de "Young Guard of united Russia".

Christian Borelli,
Christiane Pujol
et Hubert Fayard
Cette première délégation d'élus français dans le Donbass (venus bien sûr à titre personnel) est importante car elle apporte un regard libre de français responsables sur la crise européenne majeure qui fait rage dans cette région géostratégique majeure entre Eurasie et Occident  et dont les enjeux dépassent très largement l'horizon de ses terrils bombardés..

Ce projet réalisé en partenariat avec l'équipe française de Novorossiya Today (Svetlana Kissileva et moi-même) et le Ministère des Affaires Etrangères de Donetsk est la concrétisation d'un travail entamé depuis 2 ans avec des personnes qui en France, dans le Donbass et en Russie sont attentives au destin de l'Europe et conscientes de l'importance de le construire dans une harmonie des relations Est-Ouest dont l'amitié franco-russe est certainement la clef de voûte la plus importante !


De tout coeur, je souhaite la bienvenue à Christiane, Hubert, Christian et Marc au coeur de la belle cité libre et rebelle de Donetsk !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Pour plus d'information sur cette délégation voir le lien suivant : Des élus français dans le Donbass

Hubert Fayard et Daria Sharova

 Rencontre avec Natalia Poklonskaya, la députée de Crimée à la Douma

Christiane Pujol et Natalia Poklonskaya

avec Natalia Poklonskaya,

Quittant Moscou en avion le 24 juin en fin de matinée, les français sont arrivés à Rostov sur le Don où ils ont été pris en charge par une équipe du Ministère des Affaires étrangères de la République Populaire de Donetsk, venue les accueillir et les accompagner jusqu'à Donetsk. 


Passage de la frontière et formalités douanières au poste de Uspenka, dans le Sud de la république populaire de Donetsk, puis trajet vers Donetsk en bouclant par le Nord Est pour aborder loin de la ligne de front le bastion républicain par sa ville limitrophe de Makeevka,

Arrivée à Donetsk la délégation française, renforcée par Emmanuel Leroy, son épouse ainsi que Kris Roman est accueillie par Svetlana Kissileva et Elena Sydorova, Anna Ilyasova Philippe Calfine et moi même La présentation du programme et pour certains les retrouvailles vont être suivies d'un repas célébrant l'amitié franco-russe...


Au cours du repas, la convivialité et la bonne humeur prennent rapidement le pas, enrichies par la lecture des tweets hystériques pro-ukrops reçus par Hubert Fayard qui découvre hilare qu'il est un "illégal",  un "bandit", venu soutenir le massacre des tatars en Crimée et les terroristes de Poutine... 


Des réseaux sociaux en émoi et moi et moi moi moi !

En effet, l'annonce de cette venue d'élus français dans le Donbass provoque sur les réseaux différentes réactions soit sympathiques et encourageantes, soit haineuses et scandalisées, reflétant la réalité d'un monde dont la pensée est systématiquement manichéenne et passionnelle, cherchant à tout prix à coller des étiquettes caricaturales sur le dos des acteurs ou des observateurs de l'Histoire en marche...

Depuis 1 semaine, de nombreux témoignages de reconnaissance sont envoyés à nos compatriotes qui ont fait la démarche courageuse de venir sous les feux des projecteurs visiter le Donbass en guerre, nous assistons également à un déferlement de critiques haineuses émanant de la nébuleuse hystérisée des "Euromaïdan" et autres psychos de la tribus des ukropithèques de leur aficionados français...

De fait ces réactions sont plutôt positives car elles prouvent que cette visite dérange car elle va briser la doxa propagandiste qui prétend à longueur de ses commentaires insipides que la population du Donbass est prise en otage par des terroristes pro-russes enivrés dans des villes aux magasins fermés où patrouillent des milliers de soldats russes traquant les dissidents pour les trainer devant des poteaux d'exécution etc etc...


"Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de de moi !" répondait avec humour le journaliste d'origine russe Léon Zitrone à ses détracteurs et calomniateurs...


Cette démarche d'élus français s'inscrit dans une volonté de libérer la Vérité et d'engager  au delà de tout engagement politique des relations entre la population du Donbass et celle de France dont les yeux et les oreilles sont occultés par une propagande de guerre qui ne veut pas montrer les conséquences dramatiques de la stratégie criminelle occidentale engagée en Ukraine. Car derrière les harangues politiques des uns et des autres ou les fracas des combats dans les tranchées, il y a les pleurs des enfants terrés dans les caves et les mains tremblantes des grands mères qui tentent de se réchauffer sous le toit crevé de leur maison bombardé... 


Ayant discuté avec ces femmes et ces hommes venus de France, et de Belgique et dont je ne partage pas forcément les idées politiques, je peux affirmer soutenir leur démarche sans l'ombre d'une hésitation car elle est guidée par de hauts sentiments humanistes et animée par un courage et une intelligence de coeur, qui malheureusement sont devenus rares dans notre Occident venal soumis à la dictature de la marchandise et la corruption d'un pouvoir amoral.


Ce premier contact est un rayon de soleil qui dans l'obscurité de cette guerre cachée inonde de lumière la fleur de l'espérance qui est gardée ici dans le coeurs de chacun...



Erwan Castel, volontaire en Novorossiya




Rappel des principales initiatives d'occidentaux dans le Donbass et en Crimée 
(en dehors des volontaires et journalistes)


  • En Février 2015, une délégation du parti allemand Die Linke a visité occupée Donetsk et a rencontré le dirigeant russe installé de « DNR » Aleksandr Zakharchenko.
  • En Juillet 2015, dix législateurs français visités ont occupé la Crimée. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré qu'il est « choqué » par ceux qui visite parce qu'elle violait le « droit international » et « pourrait être utilisé par ceux qui justifient les prétentions de la Russie à la péninsule. »
  • En janvier 2016, Jacques Clostermann, membre du parti Mon Pays la France, Jean-Josy Bousquet, juriste, président des avocats de la Ligue des Droits de l’Homme viennent visiter le Donbass et la ligne de front pour rendre compte des crimes de guerre commis contre la population civile.
  • En Mars 2016, Christian Estrosi, chef de la région française de Provence-Alpes-Côte d'Azur et maire de Nice, a appelé la ville de Crimée de Yalta comme appartenant à la Fédération de Russie et signé une lettre d'intention et le renouvellement des relations amicales avec Yalta.
  • En Juillet 2016, onze députés français ont visité la Crimée, six d'entre eux ont voyagé dans la région occupée par an auparavant.
  • En Octobre 2016, une délégation italienne composée de 18 hommes politiques et hommes d' affaires a visité la Crimée annexe . La partie politique de la délégation était largement représentée par les politiciens régionaux des partis d' extrême droite, mais la délégation a également présenté un homme politique du parti populiste de gauche alternative libre (Alternativa Libera).
  • En avril et mai 2017, Pierre Malinowski, archéologue et attaché parlementaire européen vient à Donetsk, présenter son travail, rencontrer les autorités républicaines et témoigner de la situation dans le Donbass.
  • En mai 2017, le député européen italien, Eleonora Forenza (Parti communiste Refondation) a visité une partie occupée de Luhansk Oblast pour la participation aux événements de la Journée mai.
  • En juin 2017, Arrivée de le 1ère délégation d'élus français venant à titre privé rencontrer les autorités et la population du Donbass à Donetsk.


La venue de le délégation française a été annoncée :

samedi 24 juin 2017

Kiev et la tentation du pire

 Dans le Donbass c'est l'automne qui risque d'être chaud !

Depuis plus de 2 ans j'ai parfois l'impression de bégayer, répétant régulièrement que Kiev s’apprête à lancer sa grande et nouvelle offensive contre le Donbass, et s'il n'y avait pas sur le front de nouveaux bombardements quotidiens et de nouvelles victimes civiles et militaires nus pourrions nous croire dans un remake du "Désert des tartare" de Buzatti.

Mais la réalité d'un élastique militaire qui se tend chaque jour un peu plus sur fond de négociations diplomatiques stériles et d'effondrement global ukrainien... et il va probablement finir par casser prochainement !



Depuis quelques jours, nous rendons compte du virage que veut prendre le pouvoir de Kiev dans sa gestion de la crise du Donbass et surtout de la volonté de radicaliser à la fois sa stratégie militaire mais aussi politique vis à vis des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk mais aussi (et surtout) vis à vis de la Russie qui est visée à travers elles...

Les précédents articles sur cette "loi de réintégration du Donbass" qui sera présentée bientôt soumise à la Verkhona Rada, le parlement ukrainien.

Aujourd'hui, conseillé par l'OTAN, et s'inspirant de la répression ethnique menée par les croates contre la république serbe de la Krajina, le pouvoir de Kiev veut réintégrer de force dans l'Ukraine les territoires séparatistes de Donetsk et Lugansk en 2 principales étapes qui peuvent être résumées ainsi :
  1. Guerre éclair 
  2. Purification ethnique
Pour tenter de rassurer les interlocuteurs à qui est cette stratégie hasardeuse est proposée, Kiev cite en exemple la réussite en 1995 de l' "opération Storm" (tempête) qui en moins d'une semaine a soumis les serbes de Krajina à force massacres, représailles sans compter les mois de terreur et épuration ethnique qui suivirent.

De prime abord ces délires ukrainiens aux promesses sanglantes sont inquiétants mais après les avoir déshabiller des oripeaux d'une psychopathie propagandiste cherchant à terroriser les populations du Donbass on peut observer que ces utopies ne sont d'abord que la conséquence (et par conséquent l'aveu) de 2 faiblesses majeures des appareils militaires et politiques ukrainiens :

Une guerre éclair est en effet également la seule option envisageable pour une armée désuète et usée par 3 années de guerre, au moral fragile et ne disposant pas des réserves stratégiques et d'une logistique suffisantes pour s'engager dans des grandes et longues offensives dans la profondeur.

Actuellement Kiev aligne bon an mal an 100 000 hommes sur la ligne de front qui restent malgré leur supériorité numérique dans un rapport de force toujours insuffisant  pour garantir la réussite d'un Blitzkrieg ukrainienne. Il faudrait au minimum entre 250 000 et 300 000 hommes pour donner à l'Etat major "ukrop" un confort dans la conduite des opérations.

Et encore, ne sont pas pris ici en considération la modernisation des équipements, les stocks logistiques et bien sûr le niveau moral des soldats qui restent fragiles du côté de Kiev... 

Le principal problème pour l'Etat Major ukrainien reste le contrôle des frontières du Donbass avec la Fédération de Russie qui est la condition sine qua non de réduire la résistance inévitable des villes républicaines par un blocus militaire et économique total. Hors cette opération frontalière s'avère aussi difficile que le contrôle direct et rapide des zones urbaines devenues depuis 3 ans des bastions militaires redoutables car :
  • Si les opérations durent trop longtemps les forces de Kiev vont à nouveau comme en 2014 se retrouver menacées par de nouveaux "chaudrons" des forces républicaines qui après avoir coupé leur approvisionnement logistique vont les épuiser par des harcèlements d'artillerie dans des zones encerclées.
  • Le risque de provoquer un "casus belli"avec la Russie et ses unités renforcées déployées dans le secteur de Rostov est important (déjà en 2014 des civils et soldats russes avaient été tués par des tirs ukrainiens traversant la frontière). Car malgré la propagande qui pérore le contraire la réalité est que l'Etat Major ukrainien n'a absolument pas envie de se retriuver face aux unité d'assaut russes.
Et quand bien même Kiev réaliserai une reconquête totale ou partielle du Donbass, ces opérations à grande échelle, provoqueraient des pertes militaires énormes (de l'ordre de 20 à 30 000 tués selon les experts) apporteraient un coup de grâce à l'armée ukrainienne et au pouvoir déjà fragilisés transformant cette reconquête en "victoire à la Pyrrhus".

Une épuration ethnique est quant à elle la preuve que la population du Donbass qui était déjà rétive aux coup d'Etat du Maïdan et sa politique russophobe hystérique est aujourd’hui carrément hostile à l'idée de revenir dans le giron d'un pouvoir coupable de crimes de guerre innombrables.

Si dans la malheureuse Krajina les croates ont pu mener leurs repressions militaires et ethniques avec succès, il est tout simplement impossible que ce scénario dramatique puisse se répéter dans le Donbass car :
  • Les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk sont suffisamment organisées et puissantes pour imposer une guerre longue avec notamment des foyers de résistance urbains imprenables
  • Contrairement à la Krajina qui n'avait pas de frontière avec la Serbie, le Donbass dispose d'une frontière avec la Russie qui lui évite un isolement militaire et économique dans le cas d'une guerre totale avec Kiev.
  • Lors des tentatives de reconquête des zones urbaines quii ne peuvent s'envisager sans une appui massif de l'artillerie et même de l'aviation de combat, il est malheureusement probable que les pertes civiles seraient épouvantables et provoqueraient une intervention de la Russie.


Si concrètement l'application de cette "loi de réintégration du Donbass" est impossible aujourd'hui cela ne vaut pas dire pour autant qu'elle n'est pas envisageable, d'une part parce que dans l'effondrement de l'Ukraine irréversible et en phase terminale, Kiev n'a plus rien à perdre et que l'aile radicale et belliciste du pouvoir (Turtchinov, Timochenko, Paruiby and Co) y verrait l'occasion au pire de se débarrasser de Porochenko dont le gouvernement porterait la responsabilité de la débâcle et au mieux de provoquer en même temps un engagement direct de l'OTAN pour renforcer et sauver une armée alliée et un pays soumis.

Pour les psychotiques du "parti de la guerre ukropithèque", le départ de Porochenko, l'arrivée de l'OTAN, et vraisemblablement la rupture des relations diplomatiques avec la Russie valent bien quelques dizaines de milliers de cercueils militaires et de tombes civiles supplémentaires dans les cimetières dans ce Donbass russe haï par une folie suicidaire.

Quoiqu'il en soit, je pense que cette nouvelle et certainement ultime stratégie kiévienne autant criminelle que suicidaire, ressemblant plus au râle d'un agonisant haineux et dément qu'à un chant du cygne responsable et épique, ne pourra pas s'envisager avant l'automne, le temps de renforcer, préparer et conditionner les futurs kamikazes ukrainiens au baroud d'horreur !

En attendant, et malgré un énième cessez le feu annoncé ce 24 juin le front risque de subir la poursuite de la stratégie des "sauts de crapauds" engagée par Turtchinov et qui par un grignotage des zones grises du front entretient le feu sous le volcan et prépare la prochaine éruption...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Sources de l'article : 

- Russie Politics (voir ci après)
- Vz.ru,et ici et ici

Sur l'opération "TStorm" en Krajina, voir le lien ici : Le Figaro


Ci après un article de Karine Bechet Golovko qui analyse l'option nettoyage ethnique proposée par les fous de Kiev.

Source de l'article : Russie Politics

L'Ukraine tentée par le nettoyage ethnique du Donbass


L'Ukraine continue à hésiter entre deux scénarii: raser le Donbass, sur le modèle croate du nettoyage ethnique opéré avec le consentement occidental, ou bien continuer cette guerre molle et grignoter du territoire de cessez-le-feu en violations en attendant les élections présidentielles russes qui doivent, selon certains experts ukrainiens, permettent la victoire de ... Navalny et donc le retour de la Crimée et du Donbass. Mais toute cette folie se conduit sur fond de guerre de palais, avec la préparation de l'impeachment de Poroshenko. 

Les milieux guerriers, mais pas seulement car le Premier ministre ukrainien les soutient, envisagent un scénario sur le modèle croate pour mettre fin à la résistance du Donbass. Il s'agit du nettoyage ethnique des enclaves serbes opéré par les autorités croates en 1995, pompeusement appelé Opération Tempête , toujours célébré comme une grande réussite. Cet exemple montre bien que l'Europe est tout à fait prête, au-delà de ses grands discours, à couvrir les nettoyages ethniques, la question étant simplement de savoir de quelle ethnie il s'agit. Les serbes de Croatie ou les russes d'Ukraine ne semblent pas devoir être dotés d'une suffisamment grande étole d'humanité pour déclencher les manifestations, l'allumage express de la Tour Eiffel ou les selfies de stars. Ce ne sont pas des victimes fréquentables.

Pourtant, si la question des pertes civiles dans le Donbass n'entre pas en considération, l'ampleur des pertes militaires ukrainiennes qui seraient attendues d'une telle opération de nettoyage se semble pas non plus être envisagée comme un élément écartant cette option. L'on parle de 20 à 30 000 soldats ukrainiens qui pourraient y laisser la peau ... sans même qu'une victoire ne puisse être garantie. Ce qui détruirait totalement l'armée du pays.

Ce qui, finalement, fait peur, est la proximité de la frontière russe: le but étant d'aller jusqu'à la frontière russe, avec tous les risques que cela comporte. A la différence du scénario croate, le Donbass n'est pas une enclave et penser que la Russie regardera calmement ce qui se passe en envoyant une note diplomatique est particulièrement naïf. Les ukrainiens ont finalement peur que la Russie ne finisse par envoyer réellement des forces militaires pour sauver la population russe de l'extermination prévue. Car c'est une chose de lutter virtuellement dans les médias contre une armée russe tout aussi virtuelle, c'est autre chose de la trouver sur le terrain devant soi.

Prenant le temps de la réflexion, un nouveau cessez-le-feu a été décidé du 24 juin au 31 août.

Cette idée folle d'une intervention éclair vient de la nécessité de mettre fin à l'opération anti-terroriste et renvoie au fameux plan secret de Poroshenko dont nous avons parlé ici. Mais comment y mettre fin, le combat continue sur le plan politique. Et Poroshenko lui-même se rapproche d'une procédure d'impeachment, dont l'idée est lancée par Timoshenko, mais qui fait des émules chez les autres partis. Pour la mettre en oeuvre, il faut adopter la loi réglementant cette disposition constitutionnelle, le projet a été déposé à la Rada et doit être discuté prochainement.

Tout cela sent la fin de régime, espérons qu'elle ne sera pas trop sanglante.

Karine Bechet Golovko

*
*    *

S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..

Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Suite aux actions calomnieuses de militants pro ukrainiens qui engagent des procédures de fermeture de comptes bancaires, je vous demande de me contacter par mail : alawata@gmail.com pour que je vous transmette l'adresse où m'adresser les dons éventuels.

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous

jeudi 22 juin 2017

Des élus français dans le Donbass

Première représentation française 
de la République Populaire de Donetsk

Hubert Fayard, Christiane Pujol et Christian Borelli à l'embarquement pour Moscou

La concrétisation d'un engagement métapolitique 

Quand cette crise ukrainienne lancée par les occidentaux sur le Maïdan pendant l'hiver 2013-2014 dérape dans le sang et les larmes avec la répression du Donbass qui va devenir une guerre longue et meurtrière, une chape de plomb médiatique s'abat alors sur ce volcan géostratégique coincé entre le bélier occidental et la muraille russe et d'où ne s'échappent que les arguties toutes plus délirantes les unes que les autres d'une propagande de guerre russophobe et hystérique.

"Invasion russe" "terroristes" "peuple pris en otage" "pays affamé", "déserté" etc... et j'en passe et des meilleures...

A la lecture de ces délires mensongers nous sommes plusieurs à réagir pour libérer la Vérité de la cage propagandiste dans laquelle la réalité de cette guerre honteuse pour l'Europe est enfermée. Ainsi des occidentaux se sont révoltés contre ce coup d'Etat du Maïdan et sa guerre à caractère génocidaire lancée contre les populations russes d'Ukraine et qui a tué entre 10 000 et 20 000 personnes au minimum depuis 3 ans.

Communistes, anarchistes, nationalistes, régionalistes, tsaristes, nationaux bolcheviques, antimondialistes, etc... le Donbass a vu de nombreuses nationalités rallier sa rébellion : espagnols, serbes, français, allemands, brésiliens, irlandais etc... et même étasuniens ! chacun s'engageant dans sa tranchée pour mener un combat militaire, humanitaire médiatique, ce dernier étant peut-être le plus difficile à mener car affrontant le Goliath de la pensée unique muselant dans les pays "droitdelhommistes" leur liberté d'expression fondatrice (cherchez l'erreur !)

Bien sûr il y en a qui, par paresse intellectuelle, vont répondre à la propagande par une autre propagande qui si elle n'est pas aussi mensongère a cependant tendance à verser dans une caricature manichéenne qui finit aussi par la décrédibiliser. Et de constater amèrement que certains "volontaires" sont toujours sous influence de la société du spectacle dans laquelle ils sont nés, tant l'incohérence entre leurs actes et leurs paroles amène les pousse (malgré eux mêmes ?) a vouloir recréer en microcosme ce monde orwellien du clientélisme, de la censure et des privilèges qu'ils prétendent pourtant combattre dans leurs discours narcissiques. Mais ceci est un autre débat...

Le plus important et urgent est de réveiller les consciences européennes des foules et l'esprit critique individuel des consommateurs d'informations qui avalent et croient tout ce qui est déversé dans leur écrans par les entonnoirs d'agences de presses contrôlées par la ploutocratie au pouvoir.

Pour libérer la Vérité sur la Donbass une centaine de personnes taraudent quotidiennement le blocus organisé par la dictature de la "bien-pensance" occidentale : médias alternatifs, sites internet, blogs, réseaux sociaux etc... A Donetsk, nous sommes 4 français a travailler aujourd'hui sur le front de l'information : Christelle Néant (DONi press) Philippe Calfine (News Front) Sébastien Hairon (indépendant) et moi même (Novorossiya Today). Il faut rajouter à ce quatuor les locales Svetana Kissileva, qui informe en français (novorossiya today) et Hélène Sydorova, également francophone et infatigable animatrice d'une centre Culturel Franco-russe local (Revue "sans frontières")

Ce travail sans relâche (perso j'arrive à 1500 articles sur le sujet) est récompensé par de réseaux fidèles et tenaces réseaux de soutien qui se font l'écho de nos efforts, et s'organisent chaque jour un peu plus, tels des maquis virtuels dans les différents pays occupés par le Nouvel Ordre Mondial. Aujourd'hui si on ne considère que le réseau social Facebook pourtant régulièrement attaqué par la censure de la pensée unique, on compte pas moins de 500 groupes à travers le monde qui tentent de rétablir la Vérité concernant cette guerre du Donbass, dont environ 200 très actifs.

Il arrive un moment où le soutien intellectuel veut descendre dans la rue et rencontrer les foules des consuméristes hypnotisés. C'est par exemple ce que font régulièrement Kris Roman en Belgique ou André Michel Chanclu et Alain Benajam en France. Mais depuis l'année dernière la concrétisation du soutien au Donbass a pris une autre forme et une tournure plus officielle avec la création de "Représentation de la République Populaire de Donetsk" dont le réseau a été inauguré en Tchequie l'année dernière sous l'impulsion de Lena Liskova. Depuis cette belle initiative a fait des émules et d'autres représentations ont vu le jour soit aujourd'hui :
  • en Tchéquie, à Ostrava, pour la DNR
  • en Italie, à Torino, pour la DNR
  • en Autriche, à Vienne, pour la LNR
  • en Grèce, à Athènes, pour la DNR
Il faut relever que l'ensemble de ces "représentations des républiques populaires du Donbass" subissent des attaques régulières de la part des gouvernements des pays où elles sont nées et de l'Union européenne quine supportent pas que des voix dissidentes libèrent la Vérité et dévoilent les complicité occidentales aux crimes de guerre commis dans le Donbass...


2017, l'initiative française 

Il est intéressant de relever ici le style médiocre et partisan de ce journaliste qui
ne peut s'empêcher à l'occasion d'un  simple compte rendu événementiel une haine
psychotique et hystérique à l'encontre de la Russie, des Républiques du Donbass,
tout en léchant au passage les bottes des néo-conservateurs étasuniens et de l"UE !
Un beau spécimen de "journalope" chien de garde de la pensée unique et totalitaire.

En janvier 2016, un groupe de français était venu en reconnaissance pour préparer la venue d'une délégation française dans la Donbass à l'image de celle qui été venue en Crimée quelques mois auparavant. Mais les circonvolutions levantines engendrées par la perspective des élections présidentielles ont dissuadé les acteurs du projet de le concrétiser.  

Le cirque électoral ayant replié son chapiteau nauséabond les volontés et les consciences libérées ont repris plus ouvertement le chemin du Donbass pour soutenir son peuple.

Hubert Fayard est un ami du réseau de soutien et en collaboration avec l'équipe de Novorossiya Today et le Ministère des Affaires Etrangères de Donetsk, nous avons défini et amorcé l'ouverture de la première représentation française de la République Populaire de Donetsk, qui vient de voir le jour sous les statuts d'une association de loi 1901.



Le 22 juin sont arrivés à Moscou, en transit pour la République Populaire de Donetsk, une délégation de 4 francais dont 3 élus départementaux, à laquelle il faut également rajouter Kris Roman et Emmanuel Leroy qui viennent réaliser une nouvelle visite de soutien dans le Donbass.

L'engagement de ces français sera bien sûr critiqué, attaqué et certainement calomnié par des imbéciles qui n'ayant pas peur de mourir étouffés par leur haine et leur mauvaise foi iront certainement dépeindre comme des "fascistes" ces libres penseurs venus soutenir un peuple russe défendant sa liberté dans l'ombre des statues de Lénine !

Sortir des ornières de la doxa propagandiste d'un régime politique pour venir constater de visu de la réalité d'une guerre qui meurtrie le coeur de l'Europe depuis 3 ans est un engagement personnel d'autant plus honorable qu'il est malheureusement exceptionnel. Aussi je salue avec force Christiane, Hubert, Christian et Marc qui viennent avec courage et répondre à l'appel de leurs coeurs européens et leur souhaite la bienvenue sur la terre du Donbass libre !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article : Russie Politics

Une délégation française à Donetsk


Par Karine Bechet Golovko 

A l'invitation de la jeune république de Donetsk, une délégation d'élus français des Bouches-du-Rhône,  représentant différents partis politiques, se rend à Moscou puis à Donetsk. C'est ce genre d'initiatives qui permettra de mettre fin au conflit, en ouvrant les yeux aux populations européennes sur la réalité de ce qui se passe dans la région.

Le 22 juin, une délégation française s'est envolée pour Moscou puis Donetsk. Elle est composée de:
  • Hubert FAYARD, Président du Centre des Indépendants des Bouches-du-Rhône (CNIP) et Conseiller municipal, 
  • Christiane PUJOL, Conseillère départementale des Bouches-du-Rhône et cadre du mouvement " Debout la France" (DLF), 
  • Christian BORELLI, Conseiller national des Républicains (LR), Conseiller municipal de Vitrolles,
  • Marc PUJOL, Assistant.

Ils séjourneront à Moscou du 22 au 24 juin puis se rendront à Donetsk du 24 au 27 juin qui, comme ils le reconnaissent dans leur communiqué de presse, est constamment bombardé par l'armée ukrainienne malgré les accords de Minsk.

Cette prise de consience salutaire est d'autant plus importante qu'elle est rare. L'impunité avec laquelle le pouvoir ukrainien s'attaque à sa population civile dans le Donbass n'est possible qu'avec le silence consentant de l'Europe et des Etats Unis. Ce type d'initiatives permet aux hommes et aux femmes politiques qui ont le courage de, finalement, faire leur travail et défendre les valeurs de notre République, malgré la politique russophobe qui domine la vie politique aujourd'hui, de poser une pierre sur le chemin difficile de la fin du conflit.

Peut être la presse française aura-t-elle aussi un jour le courage de revenir à sa mission première: informer, indépendamment des dogmes politiques en vigueur. Mais ce sera certainement pour plus tard.

Pour ceux qui le désirent, une rencontre est prévue au restaurant français le Normandie Niemen à Moscou après leur séjour, le 27 juin à 17h.

Karine Bechet Golovko


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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..

Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Suite aux actions calomnieuses de militants pro ukrainiens qui engagent des procédures de fermeture de comptes bancaires, je vous demande de me contacter par mail : alawata@gmail.com pour que je vous transmette l'adresse où m'adresser les dons éventuels.

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous
Erwan




mercredi 21 juin 2017

Une soirée sur le front Nord

Chroniques d'Oktyabrsky 10



Devant le regain d'activités militaires sur le front Nord de Donetsk, j'ai décidé de visiter les lisières Nord de mon quartier, cette semaine du côté Est, entre un aéroport qui est bombardé quotidiennement et un village de Spartak où les accrochages et pilonnages sont à nouveau quasi permanents depuis environ 2 semaines.

Au départ je me suis dirigé vers la rue Stratanovtov, cette artère Est-Ouest qui relie Spartak à Peski en longeant la zone aéroportuaire complètement en ruine aujourd'hui. dans cette fine ceinture nord complètement détruite survivent quelques personnes âgées et même à ma connaissance 2 familles dont les maisons, telles des navires que l'on colmatent sans arrêt au milieu d'une tempête, leur offrent encore un abri précaire et dangereux...

Vers 20h00 des bombardements ukrainiens mais également des tirs ont frappé les positions républicaines situées à quelques pas au Nord des dernières maisons en ruines et abandonnées. Il s'en est suivi un échanges de tirs bref mais vif pendant environ 30 minutes

Ambiance des soirées "son et lumière" d'Oktyabrsky 


Les rues dans ce quartier sont tellement dévastées et désertes que les personnes croisées semblent être des fantômes surgis d'un passé pourtant proche où les rires des enfants fleurissaient les jardins tandis que leurs parents se réunissaient autour de barbecues odorants...

Au moment où j'emprunte cette petite rue entre le front et la rue Stratanovtov, les 2 ou 3 personnes qui y sont se sont réfugiées derrière les murs épais de leurs maisons, que des balles voire des obus perdus viennent encore frapper régulièrement. Il me semble déambuler dans le décor d'un film où la vie aurait disparu brutalement...


Et pourtant nous sommes bien au coeur de l'Europe et en 2017 ! :






Passant par des raccourcis je rejoins Spartak avant la tombée du jour accueilli ici aussi par des autres tirs ukrainiens qui harcèlent continuellement les positions républicaines et les quelques dizaines d'habitants (sur les 5000 avant la guerre) qui survivent au milieu de leur village martyr.

A Spartak, changement d'ambiance, après avoir salué Vika et sa grand mère, je rejoins la ligne de front en compagnie des soldats qui m'ont invité. Les positions sont aux lisières d'un quartier abandonné où des hangars crevés rivalisent en destructions avec des maisons endommagées. 

Quelques instants anonymes quelque part au Nord de Spartak
Pendant ce reportage un sniper ukrainien essaie en 
vain de nous toucher, le tir le plus proche (à 1'52") 
passant encore à plus de 20 centimètres de sa cible.

Devant nous en direction du Nord se dispersent dans l'horizon les fumées industrielles de la ville d'Avdeevka aujourd'hui occupée par l'armée ukrainienne. 

Sur les postes de combat les hommes sereins, la bonne humeur brillant dans tous les regards mais également sont attentifs car les ukrops ont des positions proches à partir desquelles régulièrement dans la journée ils envoient des tirs d'armes légères, mitrailleuses, lance-grenades ou lance roquettes, tandis que leur artillerie située un peu plus loin (Opotne) pilonne également à intervalles réguliers la zone depuis les tranchées jusqu'aux quartiers résidentiels où les derniers habitants vivent dans leurs caves.

Au bout de la rue du village la guerre a dressé un mur de terre, de pierre et de feu

Au delà, l’étroit "no man's land" devenu le royaume des renards des sangliers et de la mort

Une vie de spartiate s'organise à l'abri des bunkers 

La foi arme le courage et rappelle aux sentinelles du Donbass qu'ils ne sont pas seuls

Une vie "au jour le jour" que  rythment  les gardes, les briefings, les entretiens et les alertes

Devant les tranchées une zone polluée par la guerre et parsemée de pièges et mines mortels

Derrière les tranchées, les abris de repos où la popote et les plaisanterie soudent les hommes et soulagent la fatigue

Spartak, ses ruines, ses habitants et ses défenseurs sont devenus un symbole de la résistance du Donbass

Ici les habitants et les soldats sont à l'écoute des bruits du monde autant que de ceux de la guerre, et au fil des conversations ils me demandent souvent mon avis sur la diplomatie française qu'ils croient toujours influente sur la géopolitique internationale.

Avec beaucoup de tristesse et même de honte je leur fais comprendre que la dignité française est à l'image de leurs maisons éventrées et ouvertes aux chiens errants à la recherche d'un os à ronger... 

Ici dans le Donbass la dignité des hommes et des femmes est en revanche intacte et même certainement renforcée par une détermination et un amour d'une Liberté bafouée par Kiev depuis 3 ans...

Car si les murs sont effondrés sous les assauts de la haine et de la cupidité occidentales en revanche les citadelles intérieures sont toujours là gardiennes de traditions et de libertés européennes victorieuses !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..

Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous
Erwan