jeudi 23 février 2017

Trump démasqué en Ukraine

Clinton en rêvait, Trump l'a fait ! 


Dans la série "La bonne nouvelle c'est que Clinton  a perdu, la mauvaise c'est que Trump a gagné" voici un nouvel article signé Eric Zuesse qui analyse les récentes déclarations de la Maison Blanche,déjà évoquées ici, concernant la Crimée et le Donbass.

On savait que l'Ukraine allait constituer un test pour la nouvelle équipe étasunienne, et personnellement si je m'attendais malheureusement à une poursuite du chaos, je pensais voir arriver au moins une accalmie de quelques mois dans la tempête déclenchée sur le Maïdan il y a exactement 3 ans et qui menace plus que jamais de s'étendre à tout le vieux continent.

En effet, ses récentes déclarations ne sont pas seulement un revirement à 180° des promesses du candidat Trump mais une véritable déclaration de "guerre froide 2.0" du Président Trump, qui sait pertinemment que ses exigences concernant la Crimée et le Donbass, véritable poursuite zélée d'une stratégie de préemption de l'Ukraine lancée par ses prédécesseurs, sont tout simplement  inacceptables par Moscou, et pourraient même devenir un "casus belli" si Kiev y met son grain de folie...

En effet, tandis que l'Ukraine, rassurée par ce renouvellement du soutien étasunien, s'enhardit un peu plus sur le chemin d'une guerre ouverte avec les Républiques de Donetsk et Lugansk, le monde occidental, à la fois anesthésié par des crises et des affaires diversives et conditionné par une propagande de guerre arrogante ne réagit pas et se laisse conduire vers une nouvelle guerre européenne comme un mouton vers un abattoir...

Un matin, des millions de familles risquent de se réveiller au son des sirènes hurlantes à travers l'Europe, tandis que des avions emmèneront loin des éruptions des vieux champs de batailles, les banksters responsables de cette nouvelle tragédie de l'Histoire, pour qu'ils puissent avec leurs mains ensanglantées, compter tranquillement les bénéfices de leur nouvelle boucherie.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



Source de l'article, le lien ici : Saker francophone

Trump est-il lâche ou seulement stupide ?

par Eric Zuesse

Par Eric Zuesse – Le 15 février 2017 – Source thesaker.us

Depuis que Donald Trump a remporté la présidence, l’aristocratie américaine − qui contrôle totalement toutes les sociétés internationales basées aux États-Unis et surtout les compagnies d’armes comme Lockheed Martin dont les volumes de vente dépendent de l’augmentation des dépenses de défense de la nation, ce qui nécessite le rétablissement de la guerre froide − a tenté d’avorter sa présidence de toutes les manières possibles.


Ils ont surtout essayé de présenter Trump comme un agent secret russe, un traître. Le 14 février, ils l’ont clairement dompté et l’ont remis complètement au pas – et pas seulement en façade comme ils l’avaient fait auparavant, par exemple en abolissant les réglementations environnementales et autres qui réduisent leurs bénéfices.

Mais est-ce arrivé parce qu’il est lâche, ou plutôt parce qu’il est un imbécile ? Comment l’ont-ils vaincu ? À l’heure actuelle, cela ne peut être déterminé que par un examen attentif de la manière dont il a capitulé. Ainsi, l’événement du 14 février sera examiné ici, en détail.

Trump a clairement fait savoir, le 14 février, que la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Russie continuera jusqu’à ce que la Russie se conforme à deux conditions qui seraient non seulement humiliantes pour elle – et pour la grande majorité de ses citoyens –, mais serait profondément immorales. Une de ces deux conditions serait réellement impossible, même si elle n’était pas, en outre, immorale. Pour Vladimir Poutine d’accepter l’une ou l’autre de ces deux conditions, serait non seulement une violation de son point de vue souvent exprimé, mais ce serait également pour la grande majorité des Russes une raison de le mépriser – parce qu’ils le respectent pour la fermeté de ce point de vue. Il n’a jamais hésité. Le soutien des Russes à ce sujet est pratiquement universel. Cet article expliquera le point de vue en question.


LA DEMANDE DE TRUMP Numéro 1 : « Rendez la Crimée »

Pour comprendre la perspective russe sur la première de ces deux questions, que doit connaître tout Américain s’il veut comprendre la stupidité étonnante de la position de M. Trump dans cette affaire, qui est celle de la Crimée. Cette région qui avait, pendant des centaines d’années, appartenu à la Russie, avait été soudainement et arbitrairement transférée, en 1954,  d’une république soviétique à une autre, l’Ukraine, par le dirigeant soviétique de l’époque [Khrouchtchev]. Les États-Unis exigent maintenant que ce diktat concernant la Crimée soit rétabli.

Il est essentiel de prendre connaissance de deux vidéos, sous-titrées en anglais, mais se passant de commentaires, les voici :

La première vidéo – vous devriez  regarder au moins les douze premières minutes, car c’est crucial – montre le coup d’État américain qui a violemment renversé le président démocratiquement élu de l’Ukraine en février 2014, sous couvert de « révolution démocratique », qui n’était en fait rien de tel. Le coup d’État avait été planifié par le Département d’État américain en 2011 et fut ensuite organisé dans les locaux de l’ambassade des États-Unis à Kiev à partir du 1er mars 2013, au plus tard. Le directeur de Stratfor, organisme privé et cercle de réflexion proche de la CIA, l’a à juste titre qualifié de « coup d’État le plus flagrant de l’histoire ».
La seconde vidéo montre le massacre de Criméens qui s’échappaient de Kiev lors du coup d’État ukrainien, le 20 février 2014. Cette tragédie est connue en Crimée comme « le Pogrom de Korsun », la ville où les fascistes, que le régime d’Obama avait embauchés, ont pu piéger les échappés et tuer beaucoup d’entre eux. C’est l’incident qui, survenu lors du coup d’État en Ukraine, a suscité chez les Criméens une crainte énorme de la haine farouche que leur vouait le régime installé par les États-Unis.
Enfin, sur la question de la Crimée, tous les sondages organisés par les Occidentaux en Crimée, avant et après le plébiscite du 16 mars 2014, soit quelques semaines seulement après que Obama eut renversé le président ukrainien pour lequel 75% des Criméens avaient voté, plus de 90% de ces derniers ont voté pour le retour de la Crimée à la Russie. Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il y avait largement plus de la moitié de soutien à cet égard, parmi les Criméens. En outre, même Barack Obama a accepté le principe universel du droit à l’autodétermination des peuples quand cela concernait les Catalans en Espagne et les Écossais au Royaume-Uni, et ni lui ni personne n’a jamais été en mesure d’avancer un seul argument crédible pour que ce droit soit appliqué partout sauf en Crimée – surtout dans ces circonstances.

Ainsi, la première demande de Trump, que Poutine restitue les résidents de Crimée à la juridiction du régime du coup d’État qu’Obama vient d’établir en Ukraine, n’aura pas de suite – et elle ne DOIT PAS en avoir. Obama a imposé les sanctions contre la Russie sur la base de ce qu’il a qualifié de « conquête territoriale » par Poutine en se référant à la Crimée, mais les Russes considèrent plutôt cela comme un soutien et une protection – dans ce qui était historiquement et culturellement une partie de la Russie et non de l’Ukraine – du droit à l’autodétermination, en particulier après que le pays, dont la Crimée dépendait depuis 60 ans, a été conquis trois semaines plus tôt par un coup d’État sanglant mené par une puissance étrangère, que la Crimée détestait par ailleurs. Poutine ne devrait pas accepter la demande de Trump, et ne l’acceptera pas.


LA DEMANDE DE TRUMP Numéro 2 : « La Russie doit arrêter la guerre contre l’Ukraine dans le Donbass »

La façon dont cette demande a été formulée le 14 février, à savoir que « la Russie devait stopper l’escalade de la violence en Ukraine », se réfère aux invasions par l’Ukraine de sa propre région du Donbass. Celle-ci avait rompu avec le régime ukrainien, installé par Obama, peu de temps après la sécession de la Crimée. Mais Poutine, qui avait déjà tant souffert – sanctions, etc. – en permettant aux Criméens de redevenir Russes, a refusé d’autoriser l’adhésion du Donbass à la Fédération de Russie et a seulement apporté une aide militaire et humanitaire pour se protéger de la ruée des quelque cinq millions de résidents à travers la frontière russe.

Le Donbass avait voté à 90% pour le président ukrainien qu’Obama a remplacé illégalement par son coup d’État.

François Hollande, Angela Merkel, et Vladimir Poutine avaient entamé les négociations et signé les accords de Minsk pour mettre fin à la phase la plus chaude de la guerre, provoquée par Obama, entre l’Ukraine et le Donbass. Une disposition cruciale de l’accord de Minsk-2 était que l’Ukraine donnerait aux résidents du Donbass un certain degré d’autonomie au sein de l’Ukraine, dans le cadre d’une nouvelle fédération ukrainienne, mais la Rada, le parlement de l’Ukraine, a refusé d’exécuter cette disposition. Les États-Unis et leurs alliés blâment les résidents du Donbass pour ce refus de l’Ukraine, et accusent les habitants de la région de la prolongation de la guerre ou, comme le secrétaire de presse de Trump l’a mentionné le 14 février, de « la violence en Ukraine ».

Trump demande que le Donbass arrête la guerre, alors qu’il est constamment bombardé par un régime ukrainien qui refuse de remplir une disposition fondamentale de l’accord de paix que Hollande, Merkel et Poutine avaient négocié, et que l’Ukraine et le Donbass ont signé. Remarque : ni Hollande, ni Merkel n’ont été en mesure d’obtenir du prix Nobel de la paix, Obama, qu’il participe à cet effort pour la paix.

Une demande comme celle-là, demander à la victime d’arrêter le combat, est impossible à satisfaire. C’était comme si, pendant la Seconde Guerre mondiale, on avait blâmé les États-Unis, l’Union soviétique et le Royaume-Uni pour leur guerre contre l’Allemagne, l’Italie et le Japon. C’est une demande tordue, qui ne peut être prise au sérieux que par des tordus.

La façon dont Sean Spicer, le porte-parole du président Trump pour la presse, a exprimé cette exigence lors de sa conférence de presse du 14 février, était la suivante :
  • « Le président Trump a très clairement exprimé qu’il s’attendait à ce que le gouvernement russe désescalade la violence en Ukraine et restitue la Crimée. Dans le même temps, il s’attend absolument à une entente avec la Russie et veut être en mesure d’y arriver. »

Pour certaines personnes, cette combinaison semble idiote. En tout cas, ce n’est pas simplement irréaliste ; c’est carrément impossible. Il ne cherche pas la paix avec la Russie ; au contraire il réaffirme une posture guerrière contre la Russie

Spicer a dit, avec une fierté évidente : « Le Président a été très dur avec la Russie. »

Un reporter à la conférence de presse a contesté cette déclaration : « Pour moi, et je pense aussi pour beaucoup d’Américains, il semble que ce président n’ait pas été dur avec la Russie. » Spicer a répondu en se référant à la déclaration que la nouvelle représentante américaine à l’ONU, Nikki Haley, avait faite. Elle a dit à l’ONU, le 2 février :
  • « Je dois condamner les actions agressives de la Russie. […] Les États-Unis sont avec le peuple de l’Ukraine, qui a souffert pendant près de trois ans sous l’occupation russe et l’intervention militaire. Jusqu’à ce que la Russie et les séparatistes qu’elle soutient respectent la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, cette crise se poursuivra. […] Les États-Unis continuent de condamner et d’appeler à la fin immédiate de l’occupation russe de la Crimée. La Crimée fait partie de l’Ukraine. Nos sanctions liées à la Crimée resteront en vigueur jusqu’à ce que la Russie rende le contrôle de la péninsule à l’Ukraine. »

Ainsi, Spicer a poursuivi,
  • Spicer : « En ce qui concerne la Russie, les propos que l’ambassadeur Haley a formulés à l’ONU étaient très forts et très clairs,
  • Question : C’était une annonce de Haley, pas du président.
  • Spicer :  Elle parle pour le président. Je parle pour le président, comme nous tous dans cette administration. Et donc, toutes les actions et tous les mots de cette administration sont au nom et sous la direction de ce président. Donc, je ne pense pas que nous pourrions être plus clairs sur l’engagement du président. »

Trump poursuit la guerre d’Obama contre la Russie, bien qu’il n’ait pas donné aux électeurs américains, avant les élections,  un signe permettant d’attendre quoi que ce soit de ce genre. Certains électeurs – dont moi – ont voté pour lui parce qu’il prétendait être fortement en désaccord avec son adversaire Hillary Clinton à ce sujet – il a menti purement et simplement aux électeurs, sur la chose la plus importante de toutes. Il a appliqué la coercition mentale – la tromperie – pour gagner. Mais comme on le voit, il n’est pas vraiment opposé au coup d’Obama en Ukraine. Peut-être est-il si stupide qu’il n’est même pas conscient que c’était un coup d’État, au lieu de la « révolution démocratique » prétextée. Peut-être qu’il est assez stupide pour croire les mensonges d’Obama.

Au moins Hillary Clinton a été assez honnête pour dire clairement qu’elle allait continuer les politiques d’Obama – mais en pire. Mais elle était si idiote qu’elle ne pouvait même pas battre Donald Trump.

De toute façon, tout cela est maintenant à l’eau.

Initialement, il avait semblé que la seule façon pour Trump de satisfaire l’aristocratie américaine propriétaire du complexe militaro-industriel, entre autre, concernant l’augmentation du budget de la défense, allait être une action contre l’Iran, mais, maintenant, cette guerre ne devrait jouer qu’un rôle secondaire.

La guerre avec la Russie ne peut que s’intensifier, à moins que le Président Trump ne recule et ne dénonce publiquement la perfidie de son prédécesseur, en fournissant au peuple américain et au monde la preuve évidente, tant en Ukraine qu’en Syrie. Au moins et jusqu’à ce qu’il soit honnête et admette que le problème entre les États-Unis et la Russie n’est pas Poutine, mais plutôt Obama, il continuera l’escalade jusqu’à la troisième guerre mondiale.

Voici pourquoi :

Quand s’intensifiera une guerre chaude traditionnelle, soit en Ukraine ou en Syrie, le côté qui perdra cette guerre traditionnelle n’aura qu’une seule façon d’éviter la défaite : une guerre éclair nucléaire totale contre l’autre partie. Cette guerre durera moins de 30 minutes. Le côté qui attaquera le premier souffrira le moins de dégâts, parce qu’il aura détruit certains des missiles et des bombes de l’autre côté. Si Donald Trump était intelligent, on pourrait supposer qu’il le sait. Il ne l’est pas, alors il ne le sait pas. Il avance vers l’anéantissement nucléaire mutuel. Peut-être, comme Hillary Clinton, croit-il que les États-Unis ont la « primauté nucléaire » et ainsi gagneront.

Tout cela est si stupide. Mais, pire encore, c’est mal. Et je ne parle pas ici de la Russie ou de Poutine. Le véritable problème – sur cette question ultime, d’éviter un hiver nucléaire – est mon propre pays : les États-Unis d’Amérique. Appeler cela une « démocratie » n’est pas seulement un mensonge, c’est une mauvaise blague. Le public américain n’est pas à blâmer pour ce mal. L’aristocratie américaine, par contre, l’est. C’est une oligarchie devenue folle.

Trump n’a jamais été une personne avec des principes. Il n’a jamais vraiment résisté. Il a cédé après seulement trois semaines de boulot. Alors, il n’est pas seulement un psychopathe, il est fou.

Trump avait promis de « drainer le marécage ». Au lieu de cela, il nourrit les alligators.

Eric Zuesse

mardi 21 février 2017

Appelons "chat" un chat et "terroriste" un terroriste !

Devant la volonté de Kiev de relancer l'escalade entre discours politiques, attaques militaires et laisser faire d'un blocus illégal officiellement à l'initiative des radicaux nationalistes, le Président Vladimir Poutine, qui a patiemment observé depuis 2 ans les interminables violations de Kiev sabotant le processus de Paix, a décidé d'engager une batterie de mesures contraignantes et coercitives pour débloquer la situation et éteindre le feu renaissant d'une guerre ouverte dans le Donbass.

Comme dans toute discussion animée qui tourne en rond et s'envenime, il s'agit pour la Russie de définir exactement la nature des acteurs à l'aune de leurs actions réalisées, et concernant le régime Kiev, de la même façon qu'on appelle "chat" un chat, d'appeler "terroriste" un état qui bombarde délibérément une population civile et engage des actions criminelles clandestines contre un pays souverain...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source, le lien ici : Réseau International

La signification profonde du discours de Poutine 
sur le « terrorisme ukrainien »

Par Rostislav Ishchenko

20 février 2017

"Le jeudi 16 février, lors de la réunion annuelle du bureau du Service de Sécurité Fédéral de Russie (FSB), Vladimir Poutine a attiré tout particulièrement l’attention sur la situation au Sud-Est de l’Ukraine. D’après le président, les autorités ukrainiennes aggravent délibérément la situation dans la zone de conflit du Donbass afin de contrecarrer les Accords de Minsk et misent sur une solution militaire au problème.

Le chef de l’État a également souligné que les autorités de Kiev « parlent ouvertement de sabotage organisé et d’actions terroristes subversives, y compris en Russie ».


Un signal pour l’Occident

Il est clair que le travail de contre-espionnage et antiterroriste est au cœur des opérations du FSB. Mais il est également clair que, lorsqu’elles sont rendues publiques, de telles déclarations du président s’adressent principalement à un public externe.

Après tout, la direction du FSB peut être instruite dans le secret. En outre, tout le monde sait que depuis le tout début de la guerre civile en Ukraine, le FSB s’inquiète des tentatives d’amener la guerre en territoire russe. Depuis 2014, la presse a régulièrement été informée de l’arrestation de citoyens ukrainiens et russes tentant d’effectuer, pour les besoins de Kiev, des missions de renseignement sur le territoire russe, et de préparer les attaques terroristes.

Ainsi, la déclaration du président n’était pas destinée à un public russe, mais étranger. Et ce public n’est pas ukrainien. Si l’on voulait faire appel au gouvernement ukrainien, cela se ferait par la voie diplomatique. Et cette déclaration n’est pas non plus une menace de réaction militaire aux provocations ukrainiennes. Sinon, elle aurait été faite au collège du ministère de la Défense ou au Conseil de Sécurité.

Le choix du lieu et du format de cette déclaration indique clairement qu’il s’agit d’un signal envoyé à nos partenaires occidentaux.

Le FSB dispose d’une grande capacité à mener des opérations antiterroristes. Il est bon de rappeler que les actions préventives contre les terroristes et leurs cerveaux sont l’une des composantes principales du travail du FSB et ne se limitent pas forcément au territoire russe.

Bien sûr, leurs opérations sur le territoire d’un autre État sont limitées par des conditions strictes. Pour que les mesures antiterroristes préventives sur un territoire étranger soient justifiées du point de vue du droit international, l’État concerné doit être en état de guerre ou avoir subi une attaque non provoquée.

Il y a aussi un autre scénario, classique au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU : la perte, par un gouvernement intérimaire, du contrôle du territoire d’où viennent les activités terroristes. Toutefois ici, ce scénario ne convient pas, dans la mesure où la communauté internationale ne considère pas le gouvernement de Kiev comme incapable de contrôler la situation sur le territoire de l’Ukraine.

Pourtant, jusqu’à ce jour, Kiev a prétendu que toutes sortes de provocations contre la Russie, y compris sanglantes (en Crimée) venaient d’initiatives d’individus indépendants et a refusé de reconnaître leur appartenance aux agences de sécurité de l’Ukraine. La réaction de la Russie s’est toutefois limitée aux manifestations diplomatiques, à documenter des faits de provocation, à amasser des preuves sur l’implication de la Direction générale des renseignements ukrainiens (UGC), à l’UGN et leur état-major général et à présenter ces rapports aux organisations internationales concernées.


Terrorisme d’Etat

Apparemment, une masse critique de faits a été recueillie et un deuxième volet – le droit international – va maintenant être utilisé.

La déclaration du Président Poutine a été précédée d’un rapport du Comité d’enquête de la Fédération de Russie selon lequel ils avaient réuni les preuves nécessaires et suffisantes pour rendre les autorités ukrainiennes coupables d’attaques terroristes délibérées contre des zones résidentielles des villes du Donbass au moyen de missiles balistiques Tochka-U. Ces actions ont été classées par le Comité d’enquête comme une utilisation d’armes de destruction massive (ADM) contre une population civile.

La déclaration de Poutine mène le rapport du Comité d’enquête à sa conclusion logique. L’utilisation d’armes de destruction massive contre une population civile peut être qualifiée non seulement de crime de guerre, mais de terrorisme d’État. On peut qualifier aussi cela d’opérations subversives et terroristes contre un État qui maintient la paix. C’est précisément ce que Vladimir Poutine a accusé les autorités ukrainiennes de faire.

Ces dernières années, les autorités étatiques qui ont donné leur accord à des actions qualifiées de terrorisme d’État ont été reconnues par la communauté internationale comme ayant « perdu leur légitimité ». L’application de ce label à Hussein, Kadhafi et Assad suggère qu’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas nécessaire – il suffit de s’appuyer sur des faits (parfois infondés) et sur les déclarations d’un État qui se considère comme une victime.

Les précédents établis par les États-Unis au cours des 20 dernières années permettent d’utiliser toutes les mesures contre les « régimes illégitimes », y compris les opérations militaires et spéciales, ainsi que la reconnaissance et l’octroi d’un soutien officiel aux gouvernements rebelles alternatifs menant une guerre civile contre le régime. Pour appliquer une de ces mesures, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU est souhaitable, mais pas nécessaire. Comme l’ont montré les événements en Yougoslavie, en Irak, en Libye et en Syrie, il est facile d’aller au-delà des dispositions d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ou simplement de s’en passer.


Le droit de prendre des mesures

La Russie s’est toujours engagée à respecter strictement les normes et procédures établies par le droit international. Par conséquent, il ne fait aucun doute qu’une déclaration aussi grave de la part du président Poutine n’aurait pas été faite s’il n’y avait pas de preuve incontestable et sa conviction qu’il est impossible d’arrêter le gouvernement ukrainien d’une autre manière.

En d’autres termes, la Russie est maintenant prête à fournir à la communauté internationale des preuves des activités subversives autorisées par les autorités de Kiev. Bien sûr, nous comprenons que la présence de preuves, même les plus incontestables, ne garantit pas son acceptation en tant que telles par le Conseil de sécurité de l’ONU, où chacun a ses propres intérêts et tous les membres permanents leur propre pouvoir de veto. La situation avec le Boeing malaisien, dont la commission d’enquête internationale n’a pas pu trouver le coupable et le fait que cette commission n’ait pas examiné les informations fournies par la Russie est la meilleure preuve de la politique de double standard dans la politique moderne.

Cependant, il y a un point intéressant. Les activités terroristes sanctionnées par les autorités d’un État contre un autre (c’est-à-dire le terrorisme d’État) ne sont pas simplement un acte d’agression non provoquée, mais une attaque armée ciblée.

L’article 51 de la Charte des Nations Unies donne à l’État attaqué, le droit à une légitime défense individuelle ou collective, dont le contenu est déterminé par l’État lui-même. Cet État est au moins tenu « d’informer immédiatement le Conseil de sécurité des Nations Unies des mesures prises et de les interrompre dès que le Conseil aura pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales ».

Dans ce scénario, les mécanismes de l’ONU sont du côté russe. Moscou a le droit de véto et, sans son consentement, le Conseil ne peut pas adopter une décision contraignante et, par conséquent, il n’est pas en mesure de « prendre des mesures indépendamment ».

Ainsi, Poutine a signalé à nos « partenaires » occidentaux que s’ils sont incapables de calmer les autorités de Kiev, alors la Russie est prête à adopter des mesures qui, bien qu’unilatérales, sont pleinement compatibles avec le droit international, y compris avec l’esprit et la lettre de la Charte des Nations Unies .

Et comme une cerise sur le gâteau – Poutine a gardé dans l’ombre ce que ces mesures seront exactement (asymétrie). Après tout, le FSB ne communique pas ses plans au département d’État."

Rostislav Ishchenko
Traduction : Comité Valmy
Source : Comité Valmy

lundi 20 février 2017

Kiev crache sur la Paix

Sans surprise l'armée ukrainienne refuse le cessez le feu 
et cette fois dès son premier jour !


Dans un précédent article, j'accueillais avec beaucoup de scepticisme, et même je le reconnais d'ironie, l'annonce faite par Kiev de respecter le nouveau cessez le feu proposé lors de la dernière réunion du groupe de contact chargé d'accoucher les accords de Minsk sur la ligne de front.

Car jusqu'à aujourd'hui, aucun cessez le feu, qu'il soit imposé par Minsk 2 ou traditionnel comme celui de Noël par exemple, n'a tenu plus d'une semaine, du fait des tirs continuels menés par l'artillerie ukrainienne mais aussi de la situation quasi ingérable des "zones de contact" où les belligérants ne sont parfois qu'à quelques dizaines de mètres les uns des autres.

Et surtout, sur le plan militaire, d'une part l'artillerie ukrainienne est revenue massivement sur le front avec des stocks de munitions recomplétés par  de nouvelles usines d'armement ukrainiennes financées par les subsides du FMI, et d'autre part les zones de contact, où le cessez le feu est quasi impossible, se sont multipliées sous les avancées de l'infanterie ukrainienne qui a occupé de nombreuses "zones grises" jusqu'aux lignes de défense républicaines (dans les secteurs de Stakhanov, Debalsevo, Gorlovka, Yasinovataya, Dokuchaievsk, Shirokino entre autres).

Cette nouvelle trêve n'était donc bien qu'une nouvelle gesticulation cynique ou au mieux un nouveau "cataplasme sur une jambe de bois". Car en effet, pour obtenir un cessez le feu effectif, il faudrait préalablement libérer une vraie zone neutre et large en imposant un retour des unités ukrainiennes à une distance de 1500 mètres minimum (définie dans les accords de Minsk), pour ensuite réaliser un vrai retrait des armes lourdes de la ligne de front au delà de leur portée respectives (30, 50 et 70km)... 

Sans compter que généralement, pour qu'une règle soit respectée il faut la protéger et l'imposer par de moyens coercitifs qui ici sont totalement inexistants et même volontairement écartés par les pays occidentaux (sauf quand il s'agit de représailles économiques contre la Russie bien sûr)

Sans ces vrais préliminaires, demander un cessez le feu est tout simplement utopique pour ne pas dire ridicule !



Aujourd'hui, Léonid Matukhine, le secrétaire de presse de l’état-major de cette "ATO" ("Opération Anti-Terroriste") a déclaré cyniquement : «Les conditions préalables au retrait des armements et à l'instauration du régime de cessez-le-feu sur la ligne de contact dans le Donbass ne sont pas réunies», mais en essayant bien sûr d'en faire porter la responsabilité sur les "séparatistes" qui continuent selon la version officielle kiévienne de tirer sur les positions ukrainiennes.

On peut donc s'attendre (hélas sans surprise) à une prochaine reprise importante des combats et bombardements sur un front du Donbass où pourtant le printemps semble vouloir s'annoncer à travers un retour de températures positives (+2° aujourd'hui).


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Dokuchaïevsk (Sud de Donetsk, le 20 février soir :


Gorlovka (au Nord de Donetsk) le 21 février à 02h00 du matin

Source de l'article :

RT, le lien ici : L'Ukraine refuse de respecter le cessez le feu


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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 

Erwan







Oukaze russe sur l'échiquier du Donbass

En plein milieu de la réunion pour la sécurité en Europe qui s'est déroulée à Munich, le Président Poutine a décidé de reconnaître temporairement jusqu'à la finalisation es accords de Minsk" les passeports délivrés par les Républiques de Donetsk et Lugansk. 

La juriste Karine Bechet-Golovko, revient sur cet oukaze, son contexte et ses conséquences...

Source de l'article : Russie Politics

Pourquoi le président V. Poutine a décidé d'adopter un oukase 
reconnaissant les passeports des Républiques de Donetsk et Lugansk ?


Par Karine Bechet-Golovko 

En adoptant le 18 février 2017 un oukase reconnaissant la validité des documents officiels délivrés par les autorités des Républiques de Donetsk et Lugansk, le Président V. Poutine a lancé un signal très fort à l'Occident, dont ses représentants étaient réunis à ce moment-là à Munich pour la 53e Conférence sur la sécurité. 

Alors que le Pentagone affirmait devoir parler à la Russie par la force, alors que la Maison Blanche appelait la Russie à "se retirer du Donbass" et à "rendre" la Crimée à l'Ukraine, alors que l'Ukraine organise un blocus total du Donbass et bloque les échanges commerciaux et notamment les wagons de charbon que Kiev achète au Donbass malgré la guerre, le Président V. Poutine adopte un oukase "sur la reconnaissance des documents délivrés aux citoyens ukrainiens et apatrides résidant sur certains territoires des régions ukrainiennes de Donetsk et Lugansk". Selon le texte, dont voici la traduction:

Dans le but de la défense des droits de l'homme et du citoyen, au nom des principes généraux et des normes du droit international humanitaire, dispose de:
  • 1. Temporairement établir, pour la période allant jusqu'au règlement politique selon les accords de Minsk de la situation dans certains territoires des régions ukrainiennes de Donetsk et Lugansk :
  • a) Reconnaître comme valides dans la Fédération de Russie les documents établissant l'identité, attestant l'enseignement ou la qualification, les certificats de naissance, de mariage, de changement de nom, de décès, les documents attestant l'enregistrement d'un véhicule délivrés par les autorités de facto compétentes sur les territoires ici visés aux citoyens ukrainiens et aux apatrides vivant de manière permanente sur ces territoires.
  • b) Les citoyens d'Ukraine et les apatrides vivant de manière permanente sur certains territoires des régions ukrainiennes de Donetsk et Lugansk peuvent entrer sur le territoire de la Fédération de Russie et sortir du territoire de la Fédération de Russie sans visas en établissant leur identité (pour les mineurs de moins de 16 ans, sur le fondement d'un acte de naissance) délivrés par les organes compétents sur les territoires visés.
  • 2. Le Gouvernement de la Fédération de Russie doit prendre tous les actes nécessaires à la réalisation de cet oukase. 

Les autorités de Lugansk et Donetsk se sont félicitées de cet oukase qui, selon les paroles de Zakharchenko, montre que les habitants du Donbass mènent un combat juste pour défendre leur identité culturelle, leur appartenance au monde russe. 

Evidemment, les réactions internationales sont moins positives. Il faut dire que l'oukase intervient en pleine Conférence de Munich pour la sécurité, lors de laquelle les échanges russo-américains furent assez difficiles, S. Lavrov rappelant avec fermeté la position de la Russie sur la scène internationale, ce que la presse occidentale a souligné à l'unanimité. En substance, selon RFI: 
  • Sergueï Lavrov a annoncé la fin de « l'ordre mondial libéral » conçu selon lui par « une élite d'Etats » occidentaux à visées dominatrices. « Les dirigeants responsables doivent faire un choix. J'espère que ce choix sera celui d'un ordre mondial démocratique et juste. Si vous voulez, appelez le "post-west" »

A Munich, les chefs des diplomaties française, allemande, ukrainienne et russe en ont profité pour se réunir ce même 18 février autour du dossier ukrainien pour renégocier un cessez-le-feu, après la reprise violente des hostilités par l'armée ukrainienne dans le Donbass. Un certain compromis aurait à nouveau été trouvé, même si manifestement l'Allemagne, la France et les Etats Unis font glisser la Russie du rôle de garant de ces accords de Minsk à celui de partie au conflit. Ce qui montre aussi tout le danger de ces accords pour la Russie elle-même. En réponse, justement, le 18 février, cet oukase est adopté. Sur la scène diplomatique, la Russie fait monter les enchères. Puisque l'Occident affirme vouloir l'application des accords de Minsk, ils peuvent également payer le prix de sa non-application par l'Ukraine: la Russie n'annulera les sanctions économiques adoptées contre l'UE que lors de l'application des accords de Minsk et, en attendant, elle prend sous son aile les jeunes républiques.

Il ne s'agit pas d'une reconnaissance de l'indépendance de ces territoires dans le sens juridique du terme, c'est plutôt un acte pragmatique et politique. Et les réactions sont à la mesure de l'acte lui-même.
  • "La décision de la Russie de reconnaître les documents d'identité délivrés par les séparatistes dans l'est de l'Ukraine va menacer les chances d'arriver à un cessez-le-feu a déclaré le Président de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). (...) La Russie déclarant “implique...bien sûr la reconnaissance de tous les documents officiels ” Zannier a commenté que. “Cela nous fait penser à la situation vécue en Abkhazie”
  • Le Président ukrainien, Petro Poroshenko, a déclaré Poutine ordre "plus de preuves de l'occupation russe et de la Russie en violation du droit international."
  • L'Ambassade des Etats-Unis à Kiev, a déclaré le russe décision est “alarmante et incompatible avec l'accord sur les objectifs de la conférence de Minsk processus de paix.”
Du côté ukrainien, Turchinov affirme que la Russie est ainsi sortie des accords de Minsk. Pour Klimkine, cet oukase contrevient aux accords de Minsk, puisqu'il reconnait la compétence des autorités de facto agissant sur ces territoires. 

Pourtant, ce pas n'est pas totalement une surprise. Cet oukase est avant tout une réponse. Une réponse au blocus total mis en place par l'Ukraine, avec l'aide des mouvements radicaux, à l'encontre du Donbass, comme le rappelle le sénateur Klintsevitch (commission pour la défense). Kiev achetait, malgré la guerre, du charbon au Donbass. Or, depuis 3 semaines, tous les wagons de chardon sont bloqués à la frontière du Donbass. Selon Kiev, il reste à l'Ukraine suffisamment de charbon pour 45 jours. Un régime de restriction d'utilisation a été mis en place, restreignant également l'activité industrielle ukrainienne. Le pouvoir va devoir soit faire lever le blocus, soit en acheter plus cher ailleurs. Pour maintenir la pression, des manifestations ont été organisées à Kiev, soutenant le blocus. Ces manifestations, organisées par le députés extrémiste S.Sementchenko, étaient orientées contre l'oligarque Akhmetov et contre l'administration présidentielle de Poroshenko, qu'il accuse de trahison pour acheter du charbon à l'ennemi. La police a défendu les établissements et n'a pas laissé les manifestants entrer. Voir la vidéo:


Étrangement, d'une certaine manière, la position de ce député extrémiste, ou plutôt de ceux qui tirent les ficelles, est logique. S'il y a guerre, il ne peut y avoir échanges commerciaux entre les deux parties au conflit. L'on imagine mal l'URSS commercer avec l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale. Or, ici, l'Ukraine a repris la logique politique qui domine sur les intérêts économiques et même sociaux: il faut des sacrifices et les intérêts des oligarques ne peuvent être une excuse, quant à la population elle est en guerre et elle doit se comporter comme tel. Face à cela, la logique économique est beaucoup plus faible: commercer avec l'ennemi, c'est peut-être temporairement remplir les caisses, permettre aux entreprises de fonctionner et donc de nourrir la population, mais c'est aussi se mettre en position de dépendance, donc de faiblesse. Car les guerres n'ont de post-modernes que l'appellation: on tire, on tue, on souffre. Et elles se gagnent encore et toujours par les armes. Pas par les contrats.

Ainsi, en plus de la dimension politique de l'oukase adopté par le Président russe, il y a aussi une réponse socio-économique, devant éviter une catastrophe humanitaire dans le Donbass. Comme le charbon du Donbass était envoyé vers les autres régions ukrainiennes, il faut réaménager le trafic. Pour cela, il faut commencer par légaliser les documents. Rappelons que l'évolution avait déjà commencé en ce qui concerne les documents. Puisqu'en 2016, les personnes dotées d'un passeport délivré par les autorités du Donbass pouvaient passer la frontière russe, que dans les régions frontalières, les jeunes pouvaient entrer à l'Université avec un diplôme de ces régions.

En revanche, en voulant mettre la Russie dos au mur face à ses obligations morales de prise en charge des populations de ces régions, l'Ukraine et ses "conseillers" continuent à pousser ces territoires vers un point de non retour. Ils ont commis une erreur fondamentale: en estimant mal la volonté politique de la Russie, ils provoquent l'intégration juridique des territoires.

C'est peut être pour cela que l'on voit apparaître, sorti de nulle part, un article dans le New York Times, selon lequel la Maison Blanche aurait eu un plan visant à négocier un retrait des troupes russes du Donbass contre la "location" de la Crimée pour une durée de 50 ou 100 ans. Par cette publication, il s'agit tout d'abord de saper la confiance de ces population envers la Russie, en la présentant comme prête à revenir sur le rattachement de la Crimée et prête à négocier l'abandon des population du Donbass à une mort certaine en cessant d'aider ces régions.

Or, la Russie a prévenu qu'il s'agit bien d'une réponse au blocus mis en place et si la situation continue à se dégrader, elle pourrait adopter d'autres mesures allant dans le sens des autorités de DNR et LNR. Autrement dit, la Russie n'est pas prête à négocier les terres et les hommes. Maintenant, il est possible que de nouvelles sanctions soient adoptées. Mais elles l'auraient été de toute manière, pour une raison ou pour une autre. Pour la libération d'Alep. Pour l'interférence non prouvée dans les élections américaines. Il faut bien avoir conscience du fait que la Russie va vivre sous sanction pendant une très longue période, tant qu'elle n'aura pas réussi à mofier l'ordre mondial, à le faire basculer en un monde multipolaire. Ou bien tant qu'elle n'aura pas renoncé à se battre. Ce qui risquerait alors de signifier un renoncement à exister. Dans le sens direct du terme. Et le renouveau politique russe actuel n'est pas compatible avec cette position, défendue par les clans "progressistes" qui, pour des raisons évidentes, sont largement appréciés en Occident."

Par Karine Bechet-Golovko


dimanche 19 février 2017

Kiev doit abattre ses cartes !

Porochenko doit maintenant abandonner 
ou dévoiler au monde la laideur de son vrai visage 


Ces derniers jours, 2 événements impulsés par Moscou sont intervenus au sujet du Donbass dans le contexte particulièrement tendu d'un réveil de guerre ouverte provoqué progressivement depuis plusieurs mois par l'armée ukrainienne et qui a explosé il y a deux semaines avec des  nuveaux bombardements importants de Donetsk.

Ces 2 mesures sont :
  • La promesse d'un nouveau cessez le feu ukrainien sur le front dès lundi 20 février
  • La validité des passeports des républiques sur le territoire de la Fédération de Russie
Alors que l'armée ukrainienne a amassé aux portes des Républiques un effectif d'assaut 10 fois supérieur à celui de 2014, que son artillerie a recommencé à pilonner fortement les positions militaires et les quartiers résidentiels des républiques, ces 2 mesures qui interviennent précisément à ce moment de tension extrême et obligent Kiev à jouer carte sur table. 
Porochenko doit maintenant aligner son discours politique sur ses actes militaires (ou l'inverse), en respectant le cessez le feu (ce qui l'obligera à désengager son armée) ou en attaquant le Donbass. D'autre part Moscou au moment où l'armée ukrainienne s’apprête à bondir à nouveau sur la population du Donbass a lancé un avertissement clair à Kiev : "attention, le peuple du Donbass fait partie des peuples russes !"

Il semble donc que ce conflit armé non seulement soit arrivé à un nouvelle étape de son histoire mais surtout à un carrefour où le pouvoir de Kiev, qui l'a initiée en 2014, doit maintenant choisir franchement et rapidement entre le chemin de la paix franche ou celui de la guerre totale...

Ce qui est sûr, c'est que nous allons certainement quitter le marigot putride d'un conflit hémorragique qui oscille depuis 2 ans entre une fausse paix sanglante et une vraie guerre cachée ....


Publié initialement sur Facebook :

Ca me rappelle quelque chose ...


Quand j'ai vu passer l'info j'ai d'abord cru à une publication ancienne proposée par Facebook dans la rubrique "vos souvenirs" datant peut-être en l'occurrence de 2 ans, 1 an, 6 mois ou 1 mois...

Car dans cette guerre du Donbass, les "cessez le feu" ressemble au baisser et lever de rideau de théâtre qui séparent les actes d'une tragédie sanglante dont la scène finale se fait attendre depuis 15000 morts....
Je ne sais même plus si c'est la 8ème, 10ème ou 15ème trêve annoncée dans le Donbass par des ukropithéques qui veulent encore et toujours nous faire prendre des obus pour des colombes...

Car chacun sait que tant que le Donbass sera pour une partie écrasé sous la botte des bataillons néo-nazis et pour l'autre partie assiégé par 100 000 soudards énervés, la paix ne sera q'un mirage faisant danser à l'horizon d'un désert en feu le rêve d'une oasis salvatrice.

Certes le rôle des diplomates est d'y croire comme les enfants qui ont surpris leur père en train de se cacher sous une fausse barbe blanche, mais qui continuent néanmoins de déposer leurs chaussures au pied du sapin de Noël... 

Mais ici sur la ligne de front les enfants au regard triste ne croient plus depuis longtemps ces adultes qui ont détruit leurs écoles et leur innocence....
Et dans l'épaulement des tranchées leurs pères ou leurs grands frères écoutent l'horizon attentifs au cliquetis des chars ennemis qui eux ne savent pas mentir....

Source du post : 



Le bouclier russe du Donbass


Souvent les commentaires comme les propagandes divaguent d'un extrême à un autre concernant le soutien de la Russie au peuple du Donbass. 

Entre les délires fantasmés de Kiev qui voit derrière chaque milicien républicain une division blindée russe et les cris d'orfraie des impatients qui accusent Poutine d'abandonner les Républiques de Lugansk et Donetsk, il y a un juste milieu qui chemine sur la crête étroite de la raison et sur laquelle le président Poutine vient encore de progresser en toute intelligence et avec modération.

En effet, en reconnaissant la validité des passeports des Républiques du Donbass sur le territoire de la Fédération de Russie (qui en passant reprend les avantages de circulation transfrontalière du passeport ukrainien) le Kremlin "marque" ainsi le territoire du Donbass comme appartenant à sa zone d'influence directe, et montre une attention protectrice officielle vis à vis de ses habitants et des apatrides qui ont rejoint sa résistance...

Cette disposition administrative, qui existe dans des nombreuses régions frontalières, en plus d'un premier pas légal vers une reconnaissance officielle des Républiques est bien sûr également un avertissement fort lancé au régime de se Kiev qui s'apprête à lancer une grande offensive sur le Donbass.

Sans être pour autant entrées dans sa tanière, les Républiques du Donbass font désormais partie du clan de l'ours !


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Fini de jouer avec le sang du Donbass Porochenko ! 
L'heure des comptes et de la justice est arrivée...
Quand la haine et le vice transpirent sur le visage du scélérat...

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Erwan